MaM New Generation

  • : Morticia
  • french.history.x
  • : se décrire? n'est-ce pas ce que je vais faire à chaque fois que je ferais paraître un petit truc sur ce blog?

accès direct

Variations sur le même t'aime

"Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance  que lorsque nous aimons"

FREUD



accès direct

Du nouveau sur mon blog.
vous pouvez suivre mon roman dans le bon ordre très facilement en vous reportant sur la page prévue à cet effet sur la colonne de gauche!!!

COUP DE GUEULE

Non à la censure excessive !!!

Allons soutenir Stella qui vient d'être condamnée par la justice à cause de propos, sur son blog, qui ont dérangé certaines personnes.

Dimanche 18 mai 2008
Ce matin, Mercredi a eu envie de faire comme Maman.
Et ce matin, Maman écrivait un nouveau chapitre de son roman.

Ma fille m'a demandé de lui lire l'histoire de Rachel. Ce que j'ai fait avec des mots plus simples et surtout en raccourci, sinon, j'y serais encore.
Son dada du moment, c'est d'écrire des mots que je lui dicte, et donc elle a voulu écrire "Rachel".
Cinq minutes plus tard, elle me tendit ce dessin:

Y a pas grand chose à comprendre à un dessin d'une fillette de 4 ans.
Mais j'aime beaucoup cette "illustration".
Voici son explication:
"un bateau avec la mer verte parce que j'avais envie"
"une porte"
"une prison mais j'ai fait les barreaux mais pas les murs derrière!"
"et un vampire méchant plein de sang"
"et le truc violet, c'est pour tenir la corde du vampire!"

Oui, j'aime beaucoup ce dessin parce que Rachel cherche à échapper à quelque chose d'assez abstrait, qu'elle se sent oppressée et qu'elle a perdu confiance aux hommes.

Et pour ceux qui aiment bien analyser le moindre grain de sable: j'aime le trait assuré du contour du bateau qui donne espoir à rachel à de meilleurs horizons...

En plus, c'est pas plus con que de faire le test de Rorschach.
Vous savez? le test des tâches d'encre.
Ben je dois être une tâche moi-même parce que je n'arrive à voir que des papillons plus hideux les uns que les autres...
C'est grave docteur?
par Morticia publié dans : humeur communauté : Page à page
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Samedi 17 mai 2008

Cela faisait donc trois ans que Rachel, Laurent et Elisa habitaient Toucy...

 

Rachel préparait l'anniversaire de sa fille comme elle l'avait préparé trois ans auparavant à son arrivée dans le village.

A ceci près que sa maison ressemble à ce qu'elle s'était imaginé au départ, que son jardin est parsemé de fleurs qu'elle a soigneusement choisi, que son magnolia est libéré des mauvaises herbes du début et que la haie de mûriers est suffisamment dégagée pour qu'Elisa puisse atteindre les mûres sans trop se piquer.


Sophie, comme à son habitude, était venue aider Rachel d'autant que cette fois-ci, l'heureux événement que Rachel attendait la fatiguait un peu plus que la première fois à cause de l'étouffante chaleur qui régnait cet été.

Amandine, la fille de Sophie, s'occupait d'Elisa dans le jardin. Sophie et Rachel attendaient les premiers invités en pratiquant leur activité préférée : le papotage !

Laurent, quant à lui, en homme attentionné, était parti à Auxerre finir les courses de dernière minute pour la soirée.


La conversation déviait systématiquement vers la famille de Sophie...

 

Et encore une fois, elles parlèrent de Julien.

Rachel ne pouvait que constater les parallèles qui existaient entre Julien et elle. Julien avait deux hommes dans sa vie : son grand-père, le « patriarche » et son oncle, le père de Xavier et Sophie. Rachel estimait qu'à part son compagnon, deux seuls hommes comptaient dans sa vie : son grand-père malheureusement décédé et son oncle, le frère de son « papa ».


Julien était entouré de tabous tout comme elle dans sa propre famille. Elle le sentait isolé au milieu des ces bruits de couloirs, plutôt ces bruits de village qui courent de fenêtre à fenêtre, de porte à porte, de haie à clôture. Le bouche à oreille semble être un sport très pratiqué quand il s'agit de Julien.

Sophie en parlait d'autant plus avec Rachel qu'elle était elle aussi au cœur d'un de ces bruits concernant son cousin.

 

Les hommes de la famille Mangin...

 

Du plus loin qu'on se souvienne, les hommes de la famille Mangin étaient des « hommes à femmes ».

Le grand-père de Julien ne faisait pas exception. Il s'est marié avec une très jeune femme qui donna naissance à un premier enfant au bout de sept mois de mariage !

Un magnifique « prématuré » de 4kg300 : Patrick, le père de Julien.

Deux ans après, Denis , le père de Xavier et Sophie, arriva.

Puis le couple eu deux filles : Marie et Anne.

Ils n'étaient pas heureux ensemble mais ils restèrent mariés parce qu'à cette époque, on ne divorçait pas surtout quand on était une famille « importante ». Alors, le patriarche se contentait auprès d'autres femmes et la vie continuait ainsi.

Les garçons furent élevés dans la tradition de l'ébénisterie : faire d'eux (et surtout l'aîné) les futurs patrons de l'entreprise familiale.

Mais Patrick ne l'entendait pas de cette oreille. Il avait grandi en subissant la mésentente qui régnait entre ses parents. En tant qu'aîné, il s'obligeait à protéger son frère et ses sœurs de cette ambiance et à rendre la vie impossible à son père.

Ce qui ne l'empêcha pas de devenir plus tard un homme à l'image de son père.

Comme son père, il avait mis une fille enceinte.

Comme son père, on lui dit de se marier.

Comme son père, il allait de fille en fille pour oublier son triste mariage.

Mais contrairement à son père, il se rebella jusqu'à poser problème à sa famille. Il passa au tribunal pour plusieurs larcins, fit même trois mois de prison ferme.


Et la goutte d'eau arriva...


Les bruits ont couru jusqu'à dire qu'il avait séduit la femme de son propre frère quand celle-ci fut enceinte de Sophie plus de cinq ans après la naissance de Xavier. Son frère n'y a pas cru une seule seconde mais le mal était fait. Patrick allait de femme en femme avec beaucoup moins de discrétion que son père. On le savait avec une autre femme quand la grossesse de sa belle-sœur commença, il n'en fallut pas plus au village pour en tirer des conclusions !

C'en était trop pour la famille. La femme de Patrick demanda le divorce et le « patriarche », las des scandales que provoquait son fils, le bannit jusque dans le sens juridique du terme. Il se désolidarisait légalement de son fils.

Il prit en charge son petit-fils Julien et mit tous ses espoirs en lui, gardant en quelque sorte l'ordre « naturel » de succession .

Denis se plia à cette décision et c'est comme ça que Julien grandit avec ses cousins Xavier et Sophie.


Sophie n'entendit plus parler de Patrick. Elle pensait bien que son cousin savait où était son père mais ne lui en parlait pas. Elle avait juste surpris son père et son cousin en parler ensemble.


Rachel se sentait encore plus proche de Julien...

 

Cela faisait trois ans qu'elle les côtoyait tous et ça la démangeait de partager son secret à elle avec Julien. Elle voulait lui dire qu'elle comprenait ce que c'était que de subir des tabous. Mais l'histoire de Julien semblait tellement glauque par rapport à la sienne qu'elle n'avait jamais osé « la ramener » avec sa petite histoire.


De son côté, Julien se sentait proche de Rachel. Depuis trois ans, il avait développé de l'empathie pour elle. Il avait été surpris par sa facilité d'intégration dans son village mais avait surtout remarqué sa discrétion quand elle recevait sa propre famille. En trois ans, il n'avait vu réellement qu'une fois les parents de Rachel parce que Laurent avait pris la liberté d'inviter tout le monde à boire un café sans se concerter avec sa compagne avant. Ce qui avait été encore plus frappant pour Julien, c'était la froideur de Rachel avec le « papa » et sa gêne apparente avec sa mère. Il n'y avait pas d'improvisation quand elle recevait ses parents, c'était toujours en mettant les petits plats dans les grands comme quand on invite des étrangers pour la première fois.


Et pour la troisième année consécutive, Rachel organisa une fête d'anniversaire pour Elisa avec ses amis, une semaine avant la fête réunissant sa famille à elle...

 

Fin du chapitre 14
par Morticia publié dans : essais communauté : Page à page
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 8 mai 2008

On peut mourir centenaire en n'ayant rien accompli dans sa vie que survivre aux années.

On peut mourir à vingt ans après avoir fait le marathon de New York.


On peut mourir entouré par la famille ou mieux par les personnes qu'on a choisi.

On peut mourir seul alors qu'on a passé sa vie à s'occuper des autres.


On peut attendre la mort sans se battre.

On peut choisir de combattre la maladie.


On peut choisir de se pendre.

On peut attendre que le train passe.


On peut voir arriver la mort parce que la médecine nous condamne.

On peut être surpris par la mort en étant fauché par une voiture.


On peut mourir en soldat.

On peut mourir en étant civil.


On peut mourir parce qu'on est au mauvais endroit au mauvais moment.

On peut mourir simplement d'être né en Birmanie.


Où se trouve la dignité dans la mort ?

Il y a une dignité dans la vie qu'on mène mais pas dans la mort en elle-même.


La mort, c'est un cœur qui s'arrête de battre, c'est un souffle qui se coupe, c'est un corps harassé de fatigue qui s'éteint.

La dignité, c'est ce qu'on retiendra de la personne vivante.

La dignité est dans les actes et dans la mémoire que nous avons des êtres perdus.

La dignité, c'est de survivre, de reconstruire, de continuer à croire que la vie vaut la peine d'être vécue.


Il n'y a pas de mort digne mais il y a beaucoup d'hommes et de femmes dignes qui ont besoin plus d'un regard compatissant.


Voici un homme que j'ai vu mourir,

Avant il y avait deux personnes autours de lui à tenter je ne sais quoi de surréaliste,

Après il y avait un médecin qui laissa par une simple déclaration les pompiers évacuer un corps...

 

En voici un autre pour lequel sa femme, sa fille et sa petit-fille ont réuni toutes leurs forces pour simplement être là. Et toujours un docteur pour dire: "C'est terminé".

 

Et encore un troisième qui a choisi de partir le jour de ses 18 ans pour que ce soit suffisamment symbolique pour que personne s'en veuille. Et toujours un médecin pour tenter d'expliquer.

Y a rien à expliquer dans la mort.


La mort n'est pas digne...

C'est ma 100e aujourd'hui. 100 articles parus.
C'est pas fait exprès, c'est simplement ma pensée la plus noire que je vous livre de façon très brutale et rapide dans l'écriture.
C'était au fond de moi depuis un moment, c'est aujourd'hui que ça a pu s'échapper...

par Morticia publié dans : humeur communauté : BESOIN DE RECONFORT
ajouter un commentaire commentaires (23)    recommander
Mercredi 7 mai 2008
L'ébénisterie Mangin-Bardot...

 

C'est l'histoire d'une multitude d'entreprises familiales, celles qui fleurissent au 19e siècle, l'ère du monde moderne.

Ça s'apparente aux sagas qu'on a l'habitude de lire en édition poche ou de visualiser en format téléfilm américain.

Mais cette saga là n'a rien à envier aux drames imaginés par les scénaristes américains !

Elle commence dans le milieu du compagnonnage : deux hommes, Mangin et Bardot vivent l'aventure du tour de France avec l'idée d'ouvrir une affaire ensemble.

Ils choisirent en 1830 de s'arrêter à Toucy. C'était une ville qui comptait à l'époque dans la région. L'ébénisterie pris vite de l'ampleur grâce au talent d'artisan de Bardot et au talent commercial de Mangin.

Mangin était un homme à femmes et sa réputation le précédait à chaque occasion, chaque réunion, chaque fête communal.

Pourtant, il se maria... avec une très jeune femme pour laquelle son meilleur ami avait quelques sentiments.

Pourquoi viser justement cette femme là ?

Elle était belle mais elle était surtout issu d'une famille de notables de la région. Et Mangin avait dans l'idée d'associer sa belle-famille à l'aventure.

Elle servit donc à acquérir des terrains à l'occasion de remembrements, à faciliter les contacts avec les notaires pour agrandir le patrimoine de l'ébénisterie, à mettre en avant le nom de jeune fille de sa femme à chaque fois que ça le servait.

Cela dura trente années pendant lesquelles Bardot se donna cœur et âme à son art. lui ne se maria jamais. Il s'était contenté de vivre la vie de son associé par procuration et avait pris plaisir de faire découvrir aux fils de Mangin le travail du bois.


La descendance était assurée...


Aujourd'hui, la septième génération de Mangin avec Julien, Xavier et Sophie, assurait la mémoire de l'ébénisterie sous l'œil bienveillant de leur grand-père.

Une vieille grange derrière l'atelier actuel a toujours une enseigne en bois sur laquelle on peut lire ou plutôt deviner la peinture usée par presque deux siècles et trois guerres :


Mangin Bardot : ébénistes

                                Compagnons de France

 


A chaque génération, l'aîné des garçons prenait la tête de l'entreprise avec plus ou moins de succès, ce succès variant essentiellement avec la conjoncture et pas à cause du savoir-faire toujours exigeant de ces hommes et femmes.

A partir de 1924, le chef de famille réaménageait une vieille ferme à côté de l'atelier avec beaucoup de chambres pour recevoir les ouvriers toujours plus nombreux.

La cuisine était la pièce la plus grande de l'habitation car elle servait de partie commune à la famille et aux ouvriers qui venaient parfois de très loin pour travailler chez eux.

L'épouse du chef de famille gérait les repas et le logis comme une véritable entreprise elle aussi. Une unique table dans la cuisine avait était faite sur mesure et pouvait contenir jusqu'à trente couverts.

Un immense piano à bois qui prenait la place de trois cuisinières de taille normale servait de chauffage central, il y avait deux grands fours et quatre plus petits.

Il y avait donc un patron mais surtout La Patronne. Rien sans elle et les femmes de la famille ne pouvait tourner correctement.


Tout est encore là aujourd'hui avec quelques modernités en plus mais les murs contiennent toutes les origines de la famille. Tout a été méticuleusement conservé.


Il n'y a plus autant de vie dans cette immense cuisine et les chambres se sont transformées en studios pour que chacun puisse avoir plus d'intimité, histoire de s'adapter à la conception actuelle de la vie de famille.


Julien y habitait avec son grand-père, son oncle et sa tante...

 

 

Fin du chapitre 13                                                          suite
par Morticia publié dans : essais communauté : Page à page
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Mardi 6 mai 2008

Xavier et Sophie...


Sophie avait un an de moins que Rachel. Elle avait grandi sous la protection de son père et de son grand-père, une protection étouffante. C'était une petite fille modèle, travailleuse, toujours première de la classe. Elle était l'admiration de sa famille et pourtant elle avait toujours l'impression qu'elle ne contentait personne. Quoiqu'elle fasse, ça n'était jamais suffisant. Si elle rapportait un 18/20 c'est qu'elle aurait pu avoir 20/20.


Cette mise en avant permanente, ce qu'elle croyait être de l'exigence alors que la seule personne exigeante vis à vis d'elle était elle-même, la poussa à vouloir casser son image.

Après avoir passé un bac scientifique haut la main, un avenir d'étudiante s'ouvrait à elle.

Elle refusa net. Elle rencontra celui qui fera d'elle une maman. Elle l'a choisi parce qu'il était beau, qu'il l'impressionnait. Elle pensait que son émancipation par rapport à sa famille passerait par la maternité comme beaucoup de jeunes femmes, d'enfants en fait à dix-huit ans !

Elle a donc donné naissance à Amandine alors qu'elle n'était pas tout à fait adulte elle-même. Le géniteur n'a pas voulu reconnaître le bébé mais Sophie s'en fichait.


Sous prétexte de ne pas être un fardeau pour sa famille, elle choisit de vivre dans une grande ville pas trop près si possible. Son choix se tourna sur Nevers. Elle y avait une tante du côté de sa mère ravie de pouvoir s'occuper des deux petites : elle et son bébé. Sa tante était femme au foyer, elle avait suivi son mari et maintenant que ses enfants grandissaient, ses activités se limitaient au shopping et à jouer les taxis pour emmener les enfants dans leurs diverses activités sportives et autres.

Elle avait donc tout le temps de s'occuper d'Amandine permettant ainsi à Sophie de travailler sans se soucier des horaires. Et Sophie travaillait durement, acceptait tous les contrats de mission que lui proposaient les agences d'intérim de Nevers. Elle pouvait ainsi indemniser sa tante pour l'aide qu'elle lui apportait. Cette dernière avait l'intelligence d'accepter l'argent de Sophie comprenant que c'était un semblant d'indépendance pour sa nièce que de la payer. Mais elle plaçait cet argent sur un livret pour enfant au nom d'Amandine. Ils étaient quatre à savoir : elle-même, les parents de Sophie et Xavier.


Ce petit jeu continua pendant quelques années, et Sophie, pensant s'affranchir de sa famille paternelle, ne faisait que resserrer la toile que les siens avaient tissés autours d'elle !

Le divorce de son frère fut déterminant aussi pour elle. C'est à cette époque qu'elle décida de revenir à Toucy.


Sophie était très proche de son grand-frère, ce genre de lien que seul un lourd héritage familial pouvait créer...

 

Et il était tout à fait naturel pour elle de revenir vers son frère le jour où le malheur semblait le fracasser.

Toute la tendresse que Xavier avait pour sa sœur s'était reporté sur sa femme. Sophie l'avait quitté et c'était au tour de sa femme de partir.

La complicité entre le frère et la sœur réapparut pendant cette épreuve.

Sophie revint donc avec son adolescente de fille pour prendre les choses en main dans le tumulte de la vie de son frère. Ses différentes missions lui permirent d'avoir le c.v. nécessaire pour s'improviser secrétaire à l'ébénisterie, place que son père et son grand-père espéraient un jour lui confier. Il s'est décidé qu'elle travaillerait en doublure avec la vieille secrétaire de son grand-père jusqu'à la retraite de celle-ci. C'était une femme sage qui était la mémoire de l'entreprise familiale. Elle était elle-même la fille de la comptable de l'arrière grand-père de Sophie et avait connu plusieurs crises dans l'entreprise notamment à l'occasion des successions générées après un décès.

Sophie avait beaucoup à apprendre de cette femme et avait l'humilité d'une débutante qui avait soif de savoir malgré l'expérience acquise par ses nombreux postes à Nevers.


Le frère et la sœur étaient à nouveau réunis et formèrent avec Julien le trio gagnant de l'entreprise familiale.


Les Vieux, de chaque côté des grillages parlaient encore et encore de ces trois enfants qui avaient tant de poids sur leurs épaules :


Plus que l'ébénisterie, leur propre histoire...

 

Fin du chapitre 12                                                            suite

par Morticia publié dans : essais communauté : Page à page
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Dimanche 4 mai 2008

Xavier et Sophie...


Xavier et Sophie sont frère et sœur. Six années les séparent.


Xavier, l'aîné, était divorcé et père de deux enfants : Clarisse et Matthieu. Les petits étaient avec leur mère à Auxerre et rejoignaient leur père un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires.

Le divorce avait été très douloureux pour lui. Il avait mis un point d'honneur au début de son mariage à rendre sa femme heureuse pour le restant de sa vie, voulait plusieurs enfants et avait construit sa propre maison avec l'aide de son cousin Julien et de son père sur un des nombreux terrains appartenant à la famille d'ébénistes.

Mais sa femme s'ennuyait. Sa maison était belle mais trop grande à son goût. Elle ne se plaisait pas dans son rôle de maîtresse de maison à la campagne. Il faut dire qu'elle ne s'épanouissait pas non plus dans son rôle de mère ni dans son métier d'agent de la poste qui lui permettait pourtant d'être à temps partiel. Elle travaillait à Auxerre. Xavier avait réussi à proposer un échange à l'unique agent de la poste de Toucy afin d'éviter à sa femme le trajet voiture. Elle se serait contenter d'aller ouvrir le bureau de poste tous les matins après avoir emmener les enfants à l'école, de fermer tous les midis et d'avoir le reste de ses journées de libre. Elle refusa et continua à travailler à Auxerre. Elle était sans conteste une citadine. Au fil du temps, elle rentra de plus en plus tard, laissant à la voisine le soin de récupérer les enfants à l'école du village, passa de plus en plus de soirées en ville entre « copines ».

Et un jour, le couperet tomba. Elle annonça à Xavier qu'elle avait rencontré un autre homme à Auxerre, qu'elle était amoureuse et qu'elle allait vivre avec lui en emmenant les enfants.

Les enfants auraient certainement préféré rester avec leur père mais Xavier croyait tellement au bien fondé de laisser les enfants à la maman, qu'il laissa faire. Ils divorcèrent et Xavier ne refusa aucune condition du parti adverse pensant toujours et encore à ses enfants. Ses revenus cumulés entre son métier d'éducateur et ses activités à l'ébénisterie familiale lui permettaient de payer une pension alimentaire confortable à la mère de ses enfants.


Xavier avait effectivement un emploi du temps bien chargé...


Avec l'appui de sa famille et d'organismes sociaux d'Auxerre, il mit en place une pension complète pour adolescents mis en placement judiciaire. Faire accepter aux villageois la présence de jeunes « délinquants » chez eux n'avait pas été chose facile. Il a fallu à Xavier toute la persévérance et l'utopie que peuvent avoir les jeunes gens débutants dans un métier auquel ils croient. La présence d'un membre de sa famille au conseil municipal eut son poids pour trouver le lieu où résideraient ces jeunes : l'ancienne mairie en plein centre du village était une immense bâtisse du 19e siècle, trop grande et trop coûteuse à entretenir pour l'unique secrétaire de mairie d'un village de cette taille. Le transformer en centre d'accueil avait été un pari risqué qui fit son petit effet dans le journal de 13h de Jean-Pierre Pernaut. Mais force était de constater que les travailleurs sociaux dont Xavier, avaient transformé l'essai. Les jeunes étaient reconnaissants et les aînés triés sur le volet faisaient acte d'autorité avec les nouveaux venus qui pouvaient chercher les ennuis car c'était le seul mode de communication qu'ils connaissaient. Et si un geste illégal comme un vol ou une dégradation était commis, le jeune retournait en foyer  en ville. Aucun écart n'était accepté : le village était rassuré et les jeunes était conscient de la chance qu'on leur offrait ; il y eut d'ailleurs très peu de cas de renvoi.

Xavier les voyait évoluer dans un milieu idéal sans pour autant que tout leur soit acquis. Les subventions ne permettaient de toute façon pas de multiplier les activités.

Ils étaient tous en formation en alternance et participaient à la vie de la pension en payant un loyer même minime, le principe étant de les préparer à la vie active. Celui qui voulait pratiquer l'équitation, payait ses leçons en étant palefrenier. Celui qui voulait se payer un VTT, économisait sur ce qu'il gagnait tous les mois. La majorité venue, le jeune pouvait rester dans le foyer tant que sa formation n'était pas terminée.

La mairie les employait même pour offrir des services aux personnes âgées de Toucy. Les gamins, comme les appelaient les Vieux, jouaient le jeu de l'entraide au sein de cette communauté et quelques uns agrandissaient la population du village en choisissant d'y habiter une fois sortis du centre.


Le centre tournait bien maintenant et Xavier pouvait se tourner vers l'entreprise familiale.

Il voulait, à sa petite échelle, apporter une pierre à l'édifice. Il avait des idées lui-aussi : des idées sur la gestion, de la main d'œuvre avec les gamins en alternance et surtout l'habitude des démarches administratives. Il avait les mêmes souvenirs d'enfance que son cousin Julien : le père de Xavier travaillant avec le grand-père et l'odeur si particulière de la sciure de bois.


Le jeu préféré des deux cousins était de faire peur à Sophie en provoquant des détonations en jetant de la sciure de bois aussi fine que de la poussière dans le feu de la cheminée de l'atelier.


La cheminée est restée et on continue d'allumer des feux pour la faire vivre.


Et les deux cousins continuent de faire peur aux visiteurs de l'ébénisterie en jetant de la poussière de bois dans le feu...

 

                                                                                                                                                                    suite

                                                                                                                                                                                    

par Morticia publié dans : essais communauté : Page à page
ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander
Mercredi 30 avril 2008

Jérôme et Stéphanie...


Jérôme et Stéphanie se sont connu petits au club équestre de Toucy. La mère de Jérôme faisait le trajet entre Joigny, où ils habitaient, et Toucy tous les mercredi. Elle déposait son fils le matin au centre équestre et venait le rechercher en fin d'après midi. Il passait donc toute la journée là-bas à s'occuper des chevaux et surtout des boxs avec les palefreniers. Quand un poney n'avait pas travaillé depuis longtemps, on lui permettait de le monter en plus de son heure d'équitation. Il n'avait peur de rien car dans ces cas-là, les poneys sont joueurs et il passait les trois quarts de son temps à tenir le pommeau de la selle pendant que l'animal se défoulait à cabrioler dans le manège. 

Les gamins du village qui attendaient le début du cours d'équitation l'observaient et jouaient les durs à vouloir monter le poney qui avait réussi à désarçonner Jérôme. Mais beaucoup se défilait à la dernière minute.

Jérôme avait douze ans et ne prêtait pas attention à la petite puce de six ans qui l'admirait qu'il monte un poney récalcitrant ou qu'il cure un box ou qu'il dégage le fumier des portes coulissantes à l'arrière de l'écurie... La petite Stéphanie n'était jamais loin de lui.

Un jour, elle tomba d'un poney qu'il avait pourtant cru fatiguer suffisamment pour qu'il soit calme. Le poney s'appelait Tonnerre et portait bien son nom. C'était un poney Welsh baie brun foncé. A onze ans, il restait très joueur, il faut dire que le jour était à la malice pour l'ensemble des chevaux et poneys : il neigeait, un vrai délice pour eux !

Stéphanie était assez casse-cou aussi et elle était vite passé à l'étape au-dessus du shetland. Elle avait débuté le poney à cru et avait grâce à ça une excellente assiette. Jérôme se précipita dans le manège pour aider Stéphanie mais elle était déjà debout à se rapprocher doucement de Tonnerre pour remonter aussitôt. Après une chute : il faut tout de suite remonter en selle !

Jérôme se prit d'amitié pour la gamine et ils ne se quittèrent plus au centre équestre.


Cela dura cinq ans...


Jérôme ne voulait pas aller à l'école, ça ne marchait pas bien pour lui et il n'aimait pas ça. En fait, il avait une idée bien précise de ce qu'il voulait faire : boulanger !

Il prit le dur chemin des compagnons du devoir et fit son apprentissage en faisant le tour de France. Il dû abandonner l'équitation mais c'était un autre espace de liberté qui l'attendait.


Stéphanie n'abandonna jamais l'équitation. Elle passa un à un ses galops et décida de devenir monitrice d'équitation afin de pouvoir vivre de sa passion.

Le centre équestre de Toucy était devenu sa seconde famille. Elle pratiquait le trek avec son cheval Gurban : un étalon Akhal-Téké à la robe « isabelle » (le corps est jaune-beige et les crins et les extrémités sont très noirs). Elle l'avait racheté à un propriétaire malheureux qui l'avait plus par snobisme que par amour des chevaux. Le cheval était très têtu et était très méfiant vis à vis de son propriétaire qui n'arrivait à rien obtenir de lui. Stéphanie lui avait elle-même demandé de lui racheter. Elle était la seule dont le cheval s'approchait pour poser la tête sur son épaule.

Pendant près d'un an, elle passa des heures à jouer avec lui dans le manège puis dans le pré puis en ballade. Il était très résistant, majestueux, impressionnant. Stéphanie et Gurban avaient en commun l'appel des grands espaces. La prédisposition de la race permettant à Gruban de ne pas boire pendant longtemps et sa rusticité en fit un excellent cheval de randonnée.


Jérôme et Stéphanie arrivèrent dans l'excellence dans chacun de leur domaine...


Jérôme finit son compagnonnage à la boulangerie de Toucy. Son vieux patron allait bientôt être en retraite et fondait tous ses espoirs dans les talents de Jérôme.

Effectivement, Jérôme clôtura ses études en devenant Premier Ouvrier de France et mis sa nouvelle renommée au service de la boulangerie de Toucy.

La même année, une enfant du pays revint au village championne de France de Trek. Stéphanie ramena au centre équestre Gruban et de nouveaux propriétaires amoureux d'Akhal-Tékés la suivirent afin d'offrir une descendance à l'étalon primé.

Elle avait à peine dix-huit ans et lui vingt-quatre. Ça faisait sept ans qu'ils ne s'étaient pas vu. Stéphanie n'avait rien perdu du béguin qu'elle éprouvait pour Jérôme ; lui découvrait enfin la jolie jeune fille qui était devant lui.


Le vieux boulanger pensa que le destin avait travaillé pour lui en les faisant se rencontrer.


Jérôme décida de reprendre l'affaire du boulanger. Celui-ci avait déjà tout prévu pour sa relève : lui irait dans la maison de sa mère au bourg voisin et il louerait la boulangerie et la maison attenante à Jérôme.

Jérôme demanda Stéphanie en mariage. Elle ne serait pas que la femme du boulanger. Sa vie avec les chevaux était trop importante. Mais ce n'était pas un problème pour Jérôme. Son passage dans le compagnonnage lui avait donné envie de former des jeunes gens qui comme lui n'avaient pas d'avenir dans le cursus scolaire classique. Il trouvera la main d'œuvre pour faire tourner sa boulangerie sans que Stéphanie ait besoin de faire des sacrifices. Elle pourra finir ses études pour obtenir son diplome d'état de monitrice d'équitation.

Le seul moment dans la vie de la jeune femme où elle ralentira son rythme sera sa grossesse au terme de laquelle elle mettra au monde un petit Enzo :


trois mois avant l'arrivée au monde d'Elisa...


fin du chapitre 11                                                                 suite
par Morticia publié dans : essais communauté : Page à page
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander
Lundi 28 avril 2008

Caroline et Martin...

 

Caroline et Martin vienne de Pontoise. Ils se sont connus sur les bancs de la fac de lettres, ils avaient tout juste dix-huit ans. Les études ne les passionnaient pas et leur goût pour les bancs du dernier rang lors des cours magistraux les avait rapproché. Ça ne mena à pas grand chose pour l'un comme pour l'autre. Et ils avaient tellement envie de vivre ensemble, qu'ils prirent chacun un travail. Ils vivotaient de petit boulot en petit boulot jusqu'au jour où Martin décrocha un poste chez un assureur. Sa persévérance lui permit de grimper les échelons jusqu'à obtenir des revenus confortables. Caroline finit par avoir son premier enfant à trente-cinq ans : Marine. Suivit Corentin trois ans après.

 

Cette vie pour des parisiens de souche aurait pu leur convenir : un homme hyperactif, une femme qui jonglait entre les petits boulots et leurs deux enfants. Sauf que l'absence de Martin pesait dans cette vie de famille. Il passait au minimum dix heures au travail sans compter le trajet ; les joies de l'automobiliste dans les bouchons de la capitale se limitent au seul fait  qu'il peut choisir de faire de sa voiture une zone fumeur, de s'arrêter à un carrefour et de libérer la fumée de cigarette et celle du pot d'échappement sous le nez des piétons. Caroline de son côté, sans jamais avoir été carriériste, avait envie de reconnaissance. Ses jobs étaient peu passionnants, le milieu associatif était réduit aux cours de baby gym le mercredi soir pour Marine (et maman sur les tatamis pour accompagner bout d'chou) et le club de bébés nageurs qui profitait à la grande comme au petit et auquel Martin participait de bonne grâce le samedi matin quand il n'était pas en déplacement pour son travail.

 

Bref, une vie comme tant d'autres à Paris et en proche banlieue...

 

C'est Martin qui poussa sa compagne à aller plus loin dans sa vie professionnelle. Et comme elle ne savait pas trop sur quel pied danser, elle s'orienta vers un bilan de compétence pour affiner ses choix.

Caroline n'a jamais vraiment eu de patron : son temps passé dans un même poste était trop court pour estimer avoir été un jour sous les ordres de quelqu'un. Sur le plan familial, elle gérait tout comme une véritable petite entreprise. Cela lui paraissait un peu simpliste, mais il ressortit du bilan de compétence qu'elle devait peut-être se lancer dans un métier qui lui permettrait d'être son propre patron. L'idée assez saugrenue du commerce commença à germer dans sa tête.

Pas si saugrenue que ça d'ailleurs !

Pendant son bilan, elle trouva de la documentation sur la création d'une épicerie. Il y avait même des syndicats de l'épicerie qui proposaient de l'aide pour développer un visuel , un concept reconnu des clients sans pour autant être franchisé donc rattaché à une enseigne avec toutes les obligations que ça comporte. Elle se souvint aussi avoir vu à la grande époque de Canal + , une séquence emploi avec des S.O.S. villages qui consistait à diffuser des offres d'emplois ou des offres « d'installation » pour des artisans dans des villages qui cherchaient à enrailler le vieillissement de leur population.

Elle finalisa donc son bilan de compétence sur cette base : création d'une épicerie en milieu rural.

 

Un week-end, elle fit garder les enfants par une de ses amies et invita son compagnon à un petit séjour en amoureux.

Il lui fallait présenter son projet à Martin. Or, son projet ne serait viable que si ils étaient deux sur le coup. Elle n'était pas inquiète, elle savait que c'était le moment pour eux deux de changer de vie. Et ça lui rappelait leurs débuts  un peu bohèmes sur les bancs de la fac. Martin était l'homme de la situation sans aucun doute.

Quand elle lui déballa son projet, il était surpris mais émerveillé de la voir si enthousiaste et de voir que la maternité n'avait rien enlever à sa compagne de son goût à la prise de risque.

Alors oui, il serait de l'aventure. Marre des embouteillages, marre des objectifs d'un patron toujours plus exigeant, marre de ne pas être avec sa famille, marre de ne travailler que pour gagner l'argent qu'il n'avait ni le temps, ni l'énergie à dépenser pour un « mieux vivre ».

Ils avaient suffisamment d'économies pour risquer ce pari fou. Il donna le feu vert à caroline.

 

Elle avait déjà trouvé LA petite annonce à ne pas rater : celle d'un maire d'une petite ville de Bourgogne nommée Toucy...

 

Fin du chapitre 10                                                             suite

par Morticia publié dans : essais communauté : Page à page
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Dimanche 27 avril 2008
Petit rappel de l'année 2007 :


Je voudrais remercier tous ceux qui m'ont envoyé des

e-mails en chaînes pendant toute cette année,

car grâce à votre bonté:


1-J'ai lu 170 fois que MSN Hotmail allait

supprimer mon compte


2-J'ai accumulé environ 3000 ans de malheur et je suis mort 67 fois à cause de toutes les chaînes

que je n'ai pas renvoyées!


3-Quand je sors d'IKEA, je ne regarde personne, car j'ai peur qu'il (ou elle) m'emmène dans un hôtel, qu'il (ou elle) me drogue, pour aprés m'enlever un rein

pour le revendre au marché noir!

4- J'ai versé aussi toutes mes économies sur le compte d'Amy BRUCE, une pauvre petite fille qui était malade à l'hôpital plus de 7 000 fois (c'est drôle, cette petite fille a toujours 8 ans depuis 1995...)

5-Mon GSM Nokia gratuit n'est jamais arrivé,

ni les entrées que j'avais gagnées


6-J'ai inscrit mon prénom parmi 3000 autres sur une pétition et j'ai peut-être sauvé une espèce menacée d'écureuil nain à poil dur en Biélorussie orientale.


7-Je connais la recette pour ne plus être seul en amour : il suffit d'écrire le prénom d'une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le cul en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre autour

d'une Renault 4L (pas facile de trouver une 4L)


8-J'ai lu au moins 25 tomes de tous les préceptes du DALAI LAMA et j'ai accumulé du bonheur pour au moins

les 4690 prochaines années!!


9 -Sans oublier les 50 fois ou j'ai dû scruter mon écran nuit et jour pour détecter le fameux message qui contenait cet enfoiré de virus que même Microsoft, Mac affee, Norton Symantec etc étaient incapables d'avoir l'anti dote....et qui, non content de bousiller le disque dur, risquait de flinguer la chaîne stéréo, la télé, la cafetière...le sani broyeur

et le vibro masseur de ma sœur !!!!!!

IMPORTANT: si tu n'envoies pas cet e-mail dans les prochaines 10 secondes à au moins 8500 personnes, un dinosaure venu de l'espace viendra bouffer toute ta famille demain

à 17h 30....

par Morticia
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Dimanche 27 avril 2008
Une fée dit à un couple marié :
> Pour avoir été un couple si exemplaire depuis 25 ans, je vous accorde à chacun un voeu.
> La femme dit alors : je voudrais faire le tour du monde avec mon mari adoré.
> La fée agite sa baguette magique, et abracadabra, des billets d'avion apparaissent dans la main de la femme.
> Maintenant c'est au tour du mari : euh... c'est un instant très romantique, mais une opportunité comme celle-là n'arrive qu'une fois dans la vie. Alors je suis désolé ma chérie, mais j'aimerais avoir une femme 30 ans plus jeune que moi.
> La femme est terriblement déçue, mais un voeu est un voeu.
> La fée fait un cercle avec sa baguette magique... abracadabra ! Soudain le mari a 90 ans !
> Les hommes sont peut-être des salauds, mais les Fées sont des femmes !!!
> A diffuser sans retenue


(Merci à Vanessa)
par Morticia publié dans : juste comme ça parce que j'aime bien
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander

carte de naissance

Recherche

c'est-il-quel-jour-dis-donc ?

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

ils ont dit, ils pensent

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network -